Vol 18 (1986)
Articles

"By Wisdom, Wile or War:" The Provincial Workmen's Association and the Struggle for Working-Class Independence in Nova Scotia, 1879-97

Ian McKay
St Mary's University, Halifax, Nova Scotia
Published June 6, 1986
How to Cite
McKay, I. (1986). "By Wisdom, Wile or War:" The Provincial Workmen’s Association and the Struggle for Working-Class Independence in Nova Scotia, 1879-97. Labour / Le Travail, 18, 13-62. Retrieved from http://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/2502

Abstract

ALTHOUGH THE PROVINCIAL Workmen's Association, founded in Spring-hill, Nova Scotia, in 1879, represented the greatest achievement of maritime workers in the nineteenth century, historians, guided by the records and recollections left by Robert Drummond and the union's demise in the massive strikes of 1909-11, have generally considered it as a highly conservative union, wedded to a conciliatory approach to management and reluctant to use the strike weapon. This article suggests, in contrast, that the PWA was never personified by Drummond and that the union was a remarkably decentralized body. Until 1885 it was a loose federation of craft lodges; from 1886 to 1890 it was a slightly more unified quasi-independent political and industrial movement; and from 1891 to 1897 it was a movement split between highly militant mainland lodges and more accommodating lodges in Cape Breton. This diversity within the union not only meant that highly militant and relatively quiescent lodges coexisted within it, but that there were equally striking ideological tensions, within both the "official philosophy" of the union as enunciated by Drummond, and within the "vernacular philosophy" of the rank and file. An overemphasis on Drummond's vision of "class harmony" has led historians to slight his zeal for radical democratic change and working-class independence; a corresponding preoccupation with the sources composed by Drummond — virtually all the sources usually cited in studies of the union — has obscured the less articulate, less developed, and far more important "vernacular" outlook of the rank-and-file miners, who fought tenaciously and even violently for working-class independence. Moreover, static appraisals of these tendencies at both the upper and lower levels of the union miss crucial shifts within them over time: a shift from a heavily-qualified paternalism to an explicitly political critique of industrial and political autocracy in the mid-1880s, and a shift to a drastic polarization between progressive militants and Liberal Party traditionalists in the mid-1890s. Except for the period 1895-7, in which the leadership was coopted by the Liberal Party, the PWA on both its upper and lower levels was serious about its pursuit of working-class political independence, and its lobbying achieved a record of political and social reforms unparalleled in nineteenth-century Canada. As a participant in some of Canada's largest nineteenth-century labour wars, and as an important force for the winning of working-class political rights, the PWA deserves to be remembered as one of the most successful and militant social movements in the maritime provinces. BIEN QUE LA Provincial Workmen's Association, fondée à Springhill, Nouvelle-Ecosse, en 1879, représenta le plus grand succès des travailleurs des Maritimes au dix-neuvième siècle, les historiens, guidés par les récollections de Robert Drummond et l'échec du syndicat lors des grèves retentissantes des années 1909-11, l'ont généralement considérée comme une organisation conservatrice, plutôt portée à chercher la conciliation avec les employeurs qu'à faire la grève. Contrairement à cette interprétation, cet article suggère que Robert Drummond n'a jamais incarné la PWA qui était plutôt une organisation remarquablement décentralisée. Jusqu'en 1885, elle n'était qu'une vague fédération de loges de métiers. De 1886 à 1890, il s'agit d'une mouvement politique et industriel quasi-indépendant un peu plus unifié et de 1891 à 1897, d'un mouvement divisé entre les loges très militantes du continent et celles plus conciliantes de l'île du Cap Breton. Cette diversité à l'intérieur du syndicat signifie que non seulement il comprenait des loges plus ou moins militantes, mais qu'il s'y manifestait également une grande tension idéologique autant à l'intérieur de la «philosophie officielle- énoncée par Drummond que dans la «philosophie vernaculaire» des membres à la base. L'insistance de Drummond sur l'harmonie des classes a porté les historiens à minimiser son zèle pour des changements démocratiques radicaux et pour l'indépendance de la classe ouvrière. L'usage presqu'exclusif des sources produites par Drummond et citées dans les études sur le syndicat ont occulté le point de vue «vernaculaire» moins bien exprimé, moins développé mais beaucoup plus important des mineurs de la base qui luttèrent obstinément et même violemment pour l'indépendance de la classe ouvrière. De plus, une évaluation statique de ces tendances aux échelons supérieurs et inférieurs du syndicat ignore des changements dans le temps: changement d'un paternalisme mitigé à une critique politique de l'autocracie industrielle et politique au milieu des années 1880, et un mouvement vers une polarisation entre militants progressistes et traditionnalistes du parti libéral au milieu des années 1890. Sauf pour les années 1895-7, pendant lesquelles la direction fut récupérée par le parti libéral, la PWA à tous ses niveaux poursuivait sérieusement l'indépendance politique de la classe ouvrière. Grâce à ses pressions, elle obtint un ensemble de réformes politiques et sociales inégalées au Canada au siècle dernier. En tant que participant dans les luttes les plus importantes des travailleurs au dix-neuvième siècle, et en tant que champion des droits politiques de la classe ouvrière, la PWA fut un succès. Le syndicat mérite d'être reconnu comme le plus militant des mouvements sociaux des Maritimes.