Minto, New Brunswick: A Study in Canadian Class Relations Between the Wars

Allen Seager

Abstract


In and around the site of the town of Minto lie New Brunswick's only major coal deposits. From the Laurier period to World War II the district experienced a process of industrial development, accompanied by the emergence of a working-class community, dominated at the time of World War I by immigrant mine labour, later, by native-born workers drawn into the industry from the surrounding rural areas. Like colliers in Nova Scotia or the western regions, Minto's workers sought relief from the worst abuses of industrial-capitalist development through trade union organization. This met with fierce resistance from the employers, resulting in major coal strikes in 1920, 1926, 1934, and 1937-38. In Minto, however, a specifically political response, easily observable in other coal-mining regions was largely lacking. Radicalism in particular was weak, the political activity of Minto's workers being mainly confined to attempts to influence the policies and practices of the existing authorities. The paper attempts an explanation of the particular characteristics of Minto's working-class movement through reference to the interaction of local factors of culture and structure, and the evolution of the complex relationships between labour, business, and the state.


AUTOUR DE la ville de Minto se trouve le seul gisement de charbon du Nouveau Brunswick. De la période Laurier à la Seconde guerre mondiale, ce district minier s'est développé et a vu l'émergence d'une classe ouvrière formée pendant la Première guerre d'immigrants, et plus tard, de travailleurs originaires de la région rurale environnante. Comme les mineurs de Nouvelle-Écosse et de l'Ouest, les travailleurs de Minto ont cherché dans le syndicalisme le moyen de se protéger contre les abus du développement industriel capitaliste. Dans leur tentative d'organisation, les mineurs ont fait face à l'opposition des employeurs de sorte qu'il s'en est suivi plusieurs grèves importantes en 1920, 1926, 1934 et 1937-38. À Minto cependant, contrairement à d'autres régions minières, les travailleurs n'ont pas été enclins au radicalisme; ils ont fait peu de politique si ce n'est de tenter d'influencer les pouvoirs publics. L'article tente d'expliquer les caractères particuliers du mouvement ouvrier à Minto par l'interaction de facteurs locaux, à la fois culturels et structurels, et par les rapports complexes entre le travail, le capital et l'État.

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