'In Search Of The Unbound Prometheia': A Comparative View Of Women's Activism in Two Quebec Industries, 1869-1908

Jacques Ferland

Abstract


One of the most salient features of women's earlier contribution to the labour movement in Quebec, during the late 19th and early 20th centuries, is the prominent and often militant role of female cotton workers. Long before they formed an industrial labour organization, the cotton "girls" rose persistently, in most mills, against various attempts to further appropriate absolute and relative surplus-value. After having formally joined forces with fellow male unionists, they carried with this activism a more acute challenge to managerial prerogatives and patriarchal standards of criminality in a major assault on child and gender-related abuses.

The following essay explores, in a comparative mode and from the perspective of the workplace, why female cotton workers were more assertive and have left far greater evidence of their proneness to strike than other women operatives in the boot and shoe industry. It also focuses on two important episodes of female militancy at the Hochelaga and Ste. Anne mills in order to provide a socio-economic context to their activism and to witness how solidarity could evolve rapidly into estrangement over sensitive gender-related issues.

Résumé

Énergique et militante, la lutte des travailleuses du coton constitue l'un des chapitres les plus palpitants du mouvement ouvrier québécois de la fin du 19e au début du 20e siècles. Dans la majorité des filatures, celles-ci s'insurgèrent contre plusieurs tentatives visant à accentuer l'appropriation de la plus-value absolue et relative, longtemps avant qu'elles ne joignent une fédération syndicale industrielle. Une fois syndiqées, elles se lancèrent résolument à l'attaque d'abus de toute sorte contre les femmes et les enfants, n'hésitant pas, chemin faisant, à défier certains privilèges capitalistes et à remettre en question les préceptes de criminalité issus d'une société patriarchale.

C'est par le biais d'une méthode comparative et d'une perspective axée sur le milieu de travail que cet article propose d'explorer pourquoi ces travailleuses furent nettement plus engagées que leurs consoeurs dans l'industrie de la chaussure, comme en fait foir leur prédisposition à se mobiliser et à se soulever avec persistance contre le capital malgré des obstacles douvent insurmontables. Il porte aussi sur deux épisodes clefs de ce militantisme féminin aux filatures d'Hochelaga et de Sainte-Anne, dans le but d'y retracer le contexte socio-émotionelle et d'observer jusqu'à quel point cette solidarité ouvrière reste vulnérable aux questions liées à la conditions féminine.

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