Vol 39 (1997)
Articles

Nineteenth-Century Collective Violence: Toward a North American Context

Scott W. See
University of Vermont
Published January 1, 1997
How to Cite
See, S. W. (1997). Nineteenth-Century Collective Violence: Toward a North American Context. Labour / Le Travail, 39, 13-38. Retrieved from http://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/5058

Abstract

The study of collective violence has generally reinforced national stereotypes that Canada is a "Peaceable Kingdom" and that the United States is extraordinarily violent. This article assesses the historiography of collective violence since the1960s and offers specific suggestions for further exploration into Canada's riotous experiences. Scholars often assume that Canada's collective violence has been infrequent and less destructive than American episodes. Future research — with a focus on nativism, the social legitimacy of the crowd, religious and ethnic conflict, the entrenchment of powerful state institutions, and vigilantism —might prove otherwise. Regardless, Canadian collective violence will be better understood if it is conceptualized in a North Atlantic context. Résumé L'étude des manifestations de violence collective a généralement contribué à renforcer les stéréotypes nationaux selon lesquels le Canada serait un «royaume pacifique» et les États-Unis un pays extrêmement violent. Le présent article jette un regard critique sur l'historiographie de la question depuis les années 1960 et suggère des avenues spécifiques en vue d'une analyse plus approfondie des expériences accumulées par le Canada en matière d'émeutes. Les chercheurs présument souvent que les manifestations de violence collective au Canada ont été rares et moins néfastes que celles survenues aux États-Unis. De plus amples recherches sur le nativisme, sur la légitimité sociale des foules, sur les conflits religieux et ethniques, sur l'avènement de puissantes institutions étatiques, et sur le phénomène des vigies privées, pourraient démontrer le contraire. Les manifestations de violence collective au Canada seront néanmoins mieux comprises lorsqu'elles seront articulées dans un perspective nord-atlantique.