Vol 55 (2005)
Articles

"The Evils with Which We are Called to Grapple": Élite Reformers, Eugenicists, Environmental Psychologists, and the Construction of Toronto's Working-Class Boy Problem, 1860-1930

Brian Hogeveen
University of Alberta
Published January 1, 2005
How to Cite
Hogeveen, B. (2005). "The Evils with Which We are Called to Grapple": Élite Reformers, Eugenicists, Environmental Psychologists, and the Construction of Toronto’s Working-Class Boy Problem, 1860-1930. Labour / Le Travail, 55, 37-68. Retrieved from http://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/5365

Abstract

Since the 19th century Toronto’s working-class bad boys have been subjected to intense scrutiny and control. The deviant and criminal conduct that brought working-class juvenile offenders to police and court attention did not change significantly over the late 19th and early 20th centuries. However, how their conduct was understood and governed was in a constant state of change and adjustment. This paper explores how Toronto’s working-class bad boys were represented and governed by élites, reformers, juvenile justice officials, medical experts, and university trained psychologists from 1860 to 1930. More specifically, it demonstrates how the 19th-century male juvenile offender, judged the product of injurious circumstances, was reinvented by eugenicists as the mentally deficient subject of the late 1910s and again (re)defined as an environmental psychiatric subject after 1925. These representations often overlapped, were discontinued, conflicted, and were in constant tension. Despite theoretical and practical differences, élites, eugenicists, and environmental psychologists were all particularly troubled by working-class male delinquency. Résumé Depuis le 19e siècle, les mauvais garçons de la classe ouvrière de Toronto ont été soumis à une étude minutieuse et à un contrôle sévère. Le comportement aberrant et criminel par lequel les jeunes délinquants de la classe ouvrière avaient attiré l’attention de la police et de la cour n’a pas changé de façon remarquable à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle. Toutefois, la façon dont leur comportement était compris et gouverné était dans un état de changement et de redressement constant. Cet article explore la façon dont les mauvais garçons de la classe ouvrière de Toronto étaient représentés et gouvernés par les élites, les réformateurs, les représentants de la justice applicable aux jeunes, les experts en médecine et les psychologues universitaires de 1860 à 1930. Plus précisément, il démontre la façon dont les jeunes hommes délinquants du 19e siècle ont été réinventés comme déficients mentaux à la fin des années 1910 et redéfinis par la suite comme objets psychiatriques environnementaux après 1925. Ces représentations étaient souvent chevauchées, discontinuées, opposées et en tension constante. En dépit des différences théoriques et pratiques, les élites, les eugenicistes et les psychologues environnementaux étaient tout particulièrement troublés par la délinquance des jeunes hommes de la classe ouvrière.