Inside the Mobilities Regime of Newfoundland and Labrador’s Construction Megaprojects: Experiences of Rotational Work Close to Home

Lachlan Barber

Abstract


This article explores the experiences of construction-industry workers commuting to major project sites with a view to broadening understandings of the meaning and impact of the development of extractive industries in Newfoundland and Labrador since the 1990s. Theoretically, the article draws upon and develops the concept of “mobilities regimes,” a formulation that locates relations of power and inequality in the co-constitution of mobility and institutional structures. The empirical findings are based on research conducted between December 2014 and June 2016 as part of the On the Move Partnership, a research initiative examining employment-related geographical mobility (e-rgm) in a variety of sectors and provinces across Canada. The focus is on mobility associated with projects that fall under the provincial Special Project Order (spo) legislation. A total of 60 interviews to date have been conducted with workers as well as with key informants, including government officials, employers, and labour organizations. The central argument is that a mobilities regime is discernible not only in policies and project documents produced by governments, employers, and labour organizations, but also in the experiences of workers. These gendered experiences reveal that Newfoundland and Labrador’s spo projects enable people who may otherwise commute interprovincially to work close to home, but this work has contradictory meanings for the men and women involved due to the mobility it entails. By making visible the experiences of workers in the mobilities regimes of much-celebrated projects, the article encourages reflection on the effects on workers and their families of the underlying capitalist imperatives driving Newfoundland and Labrador’s contemporary economic transition.

Cet article explore les expériences des travailleurs de l’industrie de la construction qui font la navette vers les principaux sites du projet dans le but d’élargir la compréhension du sens et de l’impact du développement des industries extractives à Terre-Neuve-et-Labrador depuis les années 1990. Théoriquement, l’article s’appuie sur le concept de «régimes de mobilité», qui situe les relations de pouvoir et d’inégalité dans la co-constitution de la mobilité et des structures institutionnelles. Les résultats empiriques sont fondés sur des recherches effectuées entre décembre 2014 et juin 2016 dans le cadre du projet On the Move Partnership, une initiative de recherche sur la mobilité géographique liée à l’emploi dans plusieurs secteurs et provinces du Canada. L’accent est mis sur la mobilité associée aux projets relevant de la législation provinciale sur les commandes de projets spéciaux. Au total, 60 entrevues ont été menées avec des travailleurs ainsi qu’avec des informateurs clés, y compris des représentants du gouvernement, des employeurs et des organisations syndicales. L’argument central est qu’un régime de mobilité est lisible non seulement dans les politiques et les documents de projet produits par les gouvernements, les employeurs et les organisations syndicales, mais aussi dans les expériences des travailleurs. Ces expériences de genre révèlent que les projets spéciaux de Terre-Neuve-et-Labrador permettent à des personnes qui peuvent autrement faire la navette interprovinciale de travailler près de chez eux, mais ce travail a des significations contradictoires pour les femmes et les hommes impliqués. En rendant visibles les expériences des travailleurs dans les régimes de mobilité des projets les plus célèbres, l’article encourage la réflexion sur les effets sur les travailleurs et leurs familles des impératifs capitalistes sous-jacents qui alimentent la transition économique contemporaine de Terre-Neuve-et-Labrador.


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