Vol 17 (1986)
Articles

Keeping Women in Their Place: The Minimum Wage in Canada, 1910-25

Margaret E. McCallum
University of Toronto
Published January 1, 1986
How to Cite
McCallum, M. E. (1986). Keeping Women in Their Place: The Minimum Wage in Canada, 1910-25. Labour / Le Travail, 17, 29-56. Retrieved from https://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/2488

Abstract

LABOUR UNREST AND DEMANDS for social reform during and immediately after World War I prompted most provincial governments in Canada to enact limited minimum wage statutes, aplicable only to female wage-earners in specified industries. Minimum wage boards issued separate wage orders for each industry, after consultation with representative employers and employees. The standard for the minimum wage was decent subsistence for a single woman with no dependants and no need to save for sickness, layoffs, or old age. The Ontario Minimum Wage Board, established in 1920, insisted that if a minimum wage was a real minimum, employers did not object to paying it, or to cooperating with the board. To insure employer cooperation, the board provided employers with ample opportunity to present their views, but generally accepted employers' views over those of labour. Minimum wage statutes were justified not on the basis of a wage-earner's right to a fair wage, but on women's special needs as the mothers of the future generation; the Ontario Minimum Wage Board expressed a similar attitude towards women in its administration of the Ontario Act. LES CONFLITS DR travail et les revendications sociales pendant et immédiatement après la Première guerre mondiale poussèrent la plupart des gouvernements provinciaux du Canada à adopter certaines lois régissant le salaire minimum des travailleuses dans des industries déterminées, après consultation avec les représentants des employeurs et des employées. Le salaire minimum était basé sur les moyens de subsistance nécessaires à une femme célibataire sans personne à charge et sans besoin d'économiser pour un congé de maladie, un congédiement, ou pour sa retraite. Quand la Commission du Salaire Minimum de l'Ontario, créée en 1920, insista pour que le salaire minimum constitue un véritable minimum, les employeurs n'eurent aucune objection à payer ce salaire ni à collaborer avec la commission. Pour s'assurer l'appui des employeurs, la commission leur fournit l'occasion d'exprimer leurs vues et eut tendance à accepter leurs recommandations plutôt que celles des travail-leurs(euses). La justification pour les lois du salaire minimum des femmes ne reposaient pas sur le droit des travailleuses à un salaire raisonnable mais plutôt sur les besoins spécifiques des femmes en tant que mères des générations à venir; ce fut l'attitude adoptée par la Commission du Salaire Minimum de l'Ontario dans l'administration de la législation sur le salaire féminin.