Vol 30 (1992)
Articles

The Sad March to the Right: J. B. McLachlan's Resignation from the Communist Party of Canada, 1936

David Frank
University of New Brunswick
John Manley
Rowley Regis Sixth Form College
Published February 2, 1992
How to Cite
Frank, D., & Manley, J. (1992). The Sad March to the Right: J. B. McLachlan’s Resignation from the Communist Party of Canada, 1936. Labour / Le Travail, 30, 115-134. Retrieved from https://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/4854

Abstract

The resignation of J.B. McLachlan from the Communist Party of Canada in 1936 is one of the more controversial episodes in the biography of a well-known Canadian labour radical. He was one of the few party leaders to enjoy wide recognition and popular support. His resignation was a difficult personal decision as well as a significant episode in the history of the party. In previous accounts his resignation has been presented alternately as a repudiation of labour radicalism generally and the Communist Party in particular, as a protest against the adoption of the united front in 1935, or as a form of local and personal political exceptionalism. McLachlan himself made no formal public announcement of his resignation and, except for an impromptu speech at a public meeting in September 1936, he remained largely silent. In response to a letter from party general secretary Tim Buck he prepared a personal explanation of his withdrawal from the party in June 1936. This document, which is reproduced at the end of this article, remains the most important single piece of evidence concerning his resignation. An analysis of the circumstances leading to McLachlan's resignation shows that he did not regard his resignation as a repudiation of basic principles. He had supported the move towards the united front both internationally and domestically but disagreed with the implementation of the policy by the party leadership, especially as demonstrated in the case of the Amalgamated Mine Workers of Nova Scotia. McLachlan's view of the united front, which he considered to be consistent with the position of the Communist International, stressed the principles of internal democracy and local autonomy in the construction of the united front. In McLachlan's view there were already enough indications to show that leaders such as John L. Lewis had not been fundamentally transformed and that in the long run the decision to endorse an alliance of convenience with the established labour bureaucracy was an ambiguous legacy for the class struggle. In 1936 McLachlan was overtaken by events, but given his own history he was in a position to perceive the difficulties ahead more clearly than most of his contemporaries. Résumé La démission de J.B. McLachlan du Parti communiste du Canada, en 1936, constitue l'une des épisodes les plus controversés de la biographie d'un militant radical célèbre au Canada. Il était pourtant l'une des rares dirigeants du parti à bénéficier de l'attention du public et de la faveur populaire. Sa démission fut un choix personnel difficile de même qu'un développement important dans l'évolution du parti. Elle a été interprétée dans les travaux précédents soit comme la répudiation du radicalisme ouvrier en général et du Parti communiste en particulier, comme un geste de protestation contre l'adoption du front commun en 1935, ou comme une forme de dérogation (d''exceptionnalisme') politique locale et personnelle. Pour sa part, McLachlan ne livra aucun discours formel sur sa démission et, sauf pour son allocution improvisée lors d'une séance publique tenue en septembre 1936, il garda largement le silence sur ce sujet. En réponse à une lettre de Tim Buck, le secrétaire-général du parti, il rédigea un document expliquant son retrait du parti en juin 1936. Ce document, reproduit en fin d'article, représente la principale source d'information concernant sa démission. L'analyse des circonstances entourant le démission de McLachlan révèle qu'il ne la voyait aucunement comme une répudiation de principes fondamentaux. Il avait appuyé la stratégie du front commun, tant sur le plan domestique qu'international, mais ne partageait pas l'opinion du leadership du parti sur la façon d'exécuter cette stratégie, surtout lorsqu'elle fut appliquée à l'Amalgamated Mine Workers de la Nouvelle-Ecosse. Considérant sa vision du front commun conforme à la position de l'Internationale communiste, McLachlan insista sur les principes de démocratie interne et d'autonomie locale dans la création du front commun. Selon lui, nombre d'indices permettaient déjà de croire que plusieurs dirigeants ouvriers, dont John L. Lewis, n'avaient pas vraiment été transformés par les événements et que la décision d'endosser un tel mariage de convenance avec la bureaucracie syndicale prouverait, à long terme, une tradition ambiguë pour la lutte de classe. McLachlan fut dépassé par les événements en 1936, mais fort de sa propre expérience il pouvait entrevoir les problèmes à l'horizon avec plus de lucidité que la plupart de ses contemporains.