Vol 69 (2012)
Articles

“Cracking the Stone”: The Long History of Capitalist Crisis and Toronto’s Dispossessed, 1830–1930

Published December 11, 2012
How to Cite
Palmer, B. D., & Heroux, G. (2012). “Cracking the Stone”: The Long History of Capitalist Crisis and Toronto’s Dispossessed, 1830–1930. Labour / Le Travail, 69. Retrieved from https://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/5676

Abstract

What constitutes proletarianization? The conventional answer to this seemingly simple question often stresses waged labour. Yet many workers, past and present, are routinely unable to secure paid employment, in part because of the persistence of capitalist crises of various kinds. This study of indigent workers in Toronto from the 1830s to the 1930s is premised on an understanding of proletarianization as dispossession, on the one hand, and, on the other, of the ways in which capitalism necessarily produces recurrent crises, leaving many workers wageless. It addresses how wagelessness and poverty were criminalized through the development of institutions of ostensible charitable relief, such as the Toronto House of Industry, in which those seeking shelter and/or sustenance were required to chop wood or, more onerously, break stone in order to be admitted to the ranks of those ‘deserving’ of such support. By the end of the nineteenth century-resistance to such “labour tests” was increasingly evident. Protests took place in Toronto, where the black flag was carried in demonstrations demanding “work or bread.” Refusing to “crack the stone” and demands that relief be administered differently were common features of mobilizations of the wageless in the opening decades of the twentieth century, in which socialists often took the lead. By the time of capitalism’s devastating collapse in the Great Depression of the 1930s, Toronto’s wageless were well situated to mount an outcasts’ offensive. Qu’est-ce qui constitue la prolétarisation ? La réponse classique à cette question apparemment simple souligne souvent le travail salarié. Pourtant, de nombreux travailleurs, dans le passé et à l’heure actuelle, sont systématiquement incapables d’obtenir un emploi rémunéré, en partie en raison de la persistance des crises capitalistes de toutes sortes. Cette étude sur les travailleurs indigents à Toronto des années 1830 aux années 1930 est fondée sur une compréhension de la prolétarisation comme une dépossession, d’une part, et, d’autre part, de la façon dont le capitalisme produit nécessairement des crises récurrentes, laissant de nombreux travailleurs sans salaire. Elle traite de la façon dont le chômage et la pauvreté ont été criminalisés par le développement des institutions de l’allégement de bienfaisance ostensible, comme la Toronto House of Industry, dans laquelle ceux qui cherchent un abri et /ou de subsistance ont été obligés de couper du bois ou, plus lourdement, de casser la pierre en vue de être admis dans les rangs de ceux qui « méritent » un tel soutien. À la fin du XIXe siècle, la résistance à ces « tests de main-d’oeuvre » était de plus en plus évidente. Les protestations ont eu lieu à Toronto, où le drapeau noir a été porté à des manifestations exigeant « le travail ou du pain ». Refuser de « casser la pierre » et exiger que les secours soient administrés différemment étaient des caractéristiques communes des mobilisations des chômeurs dans les premières décennies du XXe siècle, dans lesquelles les socialistes ont souvent pris les devants. Au moment de l’effondrement catastrophique du capitalisme dans la Grande Dépression des années 1930, les chômeurs de Toronto ont été bien placés pour monter un front commun.