Vol 69 (2012)
Articles

When Sex is Work: Organizing for Labour Rights and Protections

Published December 11, 2012
How to Cite
van der Meulen, E. (2012). When Sex is Work: Organizing for Labour Rights and Protections. Labour / Le Travail, 69. Retrieved from https://www.lltjournal.ca/index.php/llt/article/view/5680

Abstract

Research on sex work has documented the harmful effects of criminalization on sex workers’ safety. Despite this body of research, the effects of criminalization on the organization of labour within the sex industry and sex workers’ suggestions for labour improvements have been largely ignored. In part, this is due to the mostly hypothetical nature of sex work labour organizing, as many common work-related activities are illegal. When one cannot work from a fixed location, have a manager or employer, or communicate about the terms and conditions of services, focusing on labour improvements can become secondary to protecting oneself from criminal charges. However, the 2010 Ontario Superior Court ruling to decriminalize aspects of prostitution opens the door for a more nuanced analysis of sex work as a form of labour and for the development of diverse labour organizing strategies. This article presents narratives from a qualitative study with ten current and former sex workers and two allies. It begins by highlighting interviewees’ arguments in favour of a “sex is work” paradigm before presenting their suggestions for workplace improvements and ideas about effective labour organizing efforts. La recherche sur le travail du sexe a documenté les effets nocifs de la criminalisation sur la sécurité des travailleuses du sexe. Malgré cet ensemble de recherches, les effets de la criminalisation sur la syndicalisation au sein de l’industrie du sexe et les suggestions des travailleuses du sexe pour des améliorations ont été pour la plupart ignorées. En partie, cela est dû à la nature essentiellement hypothétique de la syndicalisation du travail du sexe, étant donné que de nombreuses activités communes liées au travail sont illégales. Quand on ne peut ni travailler à partir d’un emplacement fixe, ni avoir un gérant ou un employeur, ni communiquer sur les termes et conditions des services, se concentrer sur l’amélioration du travail peut devenir secondaire par rapport à se protéger contre des accusations criminelles. Toutefois, la décision de la Cour supérieure de l’Ontario en 2010 de dépénaliser les aspects de la prostitution ouvre la porte à une analyse plus nuancée du travail du sexe comme une forme de travail et à l’élaboration de diverses stratégies de syndicalisation. Cet article présente des récits à partir d’une étude qualitative auprès de dix travailleuses du sexe, anciennes et actuelles et deux alliés. Il commence par mettre en évidence les arguments des personnes interrogées en faveur du paradigme de « travail du sexe » avant de présenter leurs suggestions d’amélioration en milieu de travail et leurs idées à propos des efforts de syndicalisation efficace.