Vol 87 (2021)
Articles

Corvée Labour and the Habitant “Spirit of Mutiny” in New France, 1688–1731

Richard H. Tomczak
Stony Brook University
cover of Labour/Le Travail, Volume 87
Published May 31, 2021
Keywords
  • corvée,
  • labour history,
  • Québec,
  • New France,
  • seigneurial system,
  • habitants,
  • mutiny,
  • protest
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How to Cite
Tomczak, R. H. (2021). Corvée Labour and the Habitant “Spirit of Mutiny” in New France, 1688–1731. Labour / Le Travail, 87, 19–47. https://doi.org/10.1353/llt.2021.0003

Abstract

The article examines the evolution of Canadian corvée labour in the late 17th- and early 18th-century French Empire. In New France, tenants, referred to as habitants, rented land from seigneurs in exchange for several taxes. The labour tax, or corvée, required habitants to work on their seigneur’s estate for one to two days a year. Additionally, habitants were responsible for providing corvée for building any public infrastructure that the community required. From the Nine Years’ War (starting in 1688) to the construction of the Chemin du Roy (1732), colonial officials experimented with mass corvée labour mobilization in Canada. A number of factors allowed habitants to challenge authority when they felt the colonial élite had violated their right to subsistence. When drafted annually into forced labour for the construction of Québec and Montréal’s fortifications, groups of habitants refused to show up for work, called upon their superiors to protect them from service, or collectively discussed mutiny if conditions did not improve. During the first three decades of the 18th century, corvée was a negotiated process, with habitants constantly putting forth their own definitions of acceptable labour mobilization.

 

L’article examine l’évolution de la main-d’œuvre ou la corvée canadienne à la fin du 17e et au début du 18e siècle de l’Empire française. En Nouvelle-France, les locataires, appelés habitants, louent des terres à des seigneurs en échange de plusieurs impôts. La taxe sur le travail, ou la corvée, obligeait les habitants à travailler sur le domaine de leur seigneur un à deux jours par an. De plus, les habitants étaient responsables de fournir la corvée pour la construction de toute infrastructure publique dont la communauté avait besoin. De la guerre de Neuf Ans (à partir de 1688) à la construction du Chemin du Roy (1732), les fonctionnaires coloniaux expérimentèrent la mobilisation massive de la main-d’œuvre ou la corvée au Canada. Un certain nombre de facteurs ont permis aux habitants de contester l’autorité lorsqu’ils estimaient que l’élite coloniale avait violé leur droit à la subsistance. Lorsqu’ils sont enrôlés annuellement dans les travaux forcés pour la construction des fortifications de Québec et de Montréal, des groupes d’habitants refusaient de se présenter au travail, demandaient à leurs supérieurs de les protéger du service, ou discutaient collectivement de mutinerie si les conditions ne s’amélioraient pas. Au cours des trois premières décennies du 18e siècle, la corvée était un processus négocié, les habitants proposant constamment leurs propres définitions d’une mobilisation de la main-d’œuvre acceptable.